|
|
Retour sur le
|
Florent LANOIS L’Ecole Nationale des Beaux Arts - BOURGES Professeur : Nicolas Hérubel Projet du départ - Impressions de la fin - Présentation de l'artistes Reportage en photos sur l'évolution du projet
Volumes La proposition plastique serait une application d’un léger crépi de pâte à papier (papier encré, récupéré et eau) prise sur la totalité de la souche à disposition. Le point de départ de ma démarche étant, que d’un point de vue analytique, la souche est en soi, une mémoire, un témoin (d’un arbre, d’homme également par la coupe induisant exploitation industrielle du bois ; d’un phénomène de tempête, désorientation de l’arbre, fracas, enlèvement du milieu de vie, environnement proche (à chaque souche correspond un trou). Pour conserver ces fonctions propres à une souche, je propose une intervention légère sur son volume (sans rentrer dans la taille soustractive, ni l’apport lourd de matière). Il s’agit de souligner le volume de la souche en réalisant un fin crépi de papier sur celle-ci. Cette seconde peau après l’écorce viendrait, par l’homogénéité de sa couleur, neutraliser les teintes naturelles de la souche (autant de paramètres favorisant le volume) et donc prôner le volume actuel de la souche comme propos principal de mémoire. L’aspect (crépi) renvoie à une pratique de l’habitat (isolation et « embellissement façadier » de la maison) et porterait ici la notion de mise en valeur du volume souche par une matière particulière : en effet, cette matière grise composée d’Ecrits (encre sur papier) étant une mémoire en elle-même (issue du livre ; objet de mémoire et d’archives) rendrait lisible la souche. Enfin, le fait d’utiliser une pâte à papier (dérivé possible du bois usagé après exploitation comme construction ou combustible) est un hommage au cycle naturel. (une souche qui pourrit ayant une utilité première de poursuivre ce cycle), et en même temps une fossilisation de la souche (la pâte à papier à un aspect de pierre important visuellement). L’intervention sur une ou plusieurs souches permettrait de saisir et d’apprécier la qualité de l’intervention. (Le travail sur une entité n’étant pas le même que sur plusieurs éléments de même nature). Le cadre offert pour la réalisation des travaux était agréable (être à Paris et en forêt). J’ai trouvé, parmi les réalisations de projets une diversité de réponses (qu’elle était la question ?), un peu moins d’approches. J’ai ressenti du plaisir à observer, communiqué autour des différant projets dans leurs aspects technique, conception, propos en vue d’une monstration. Cela m’a permis d’apprécier la diversité (non comprise parfois), de rôder et d’alimenter un propos autour d’un travail sans le compromettre.
|
|
• |