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Retour sur le
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Benjamin Laurent AMAN L’Ecole Nationale Supérieure d’Arts - NANCY Professeur : Antoine Desjardin
Projet du départ - Impressions de la fin - Présentation de l'artiste Reportage en photos sur l'évolution du projet
Le projet développé pour le concours « mémoire de racines » consiste à décomposer une souche en modules et à reconstruire une structure avec ces modules. Il s’agit de cristalliser une certaine forme de la souche, d’établir une construction faite par agglomération de morceaux de la souche d’origine. Je voudrais d’abord découper la souche en morceaux, peut être conserver des morceaux, comme les racines, ou creuser dans le bois, pour dégager des ouvertures. La structure que je voudrais reconstruire avec la souche est creuse, c’est-à-dire pour que l’on puisse avoir un accès à l’intérieur de la souche. Certains endroits de la souche d’origine restent apparents, d’autres sont recomposés par des morceaux détachés et agglomérés. Les indiens attendent Une fois, sur place le projet initialement prévu s’est modifié. Le nettoyage de la souche a fait naître un terrain vierge, dénué de repères , chaotique. Cette portion délimitée, à l’agencement irrégulier constituait un véritable paysage contenu dont la formation était arrêté depuis le déracinement de 1999. Vouée à un retour inéluctable au désordre par la décomposition, il était possible de confronter cette chute à la construction temporaire d’un territoire de défense. La disposition des figurines incitant à découvrir la souche dans ses anfractuosités formées au cours du temps, Une situation latente était déclenchée. La mise en ordre du territoire s’est effectuée suivant la configuration de la souche; les indiens attendent. Dans les bois de l’un des quartiers les plus chics des alentours de Paris, Dan nous accueille, avec son quotidien, son nescafé, son Hermès (le chien, pas le foulard), sa « terrasse », … déplacée trois fois en dix jours, sa bonne humeur, …sa mauvaise humeur, la pluie, le beau temps des fois, ses barbecues qui ne vont pas toujours avec, ses bouts de bois, ses plus gros bouts de bois, ses très très gros bouts de bois, ses petits outils, ses plus gros outils, ses très très gros outils, son air comprimé qui fait rire le chien Hermès, et son karcher qui fait moins rire les artistes, enfin bref, Dan S. nous fait entrer dans son atelier. Ensuite, les artistes participants, que l’on apprend à connaître comme on peux entre deux coup de tronçonneuse en mangeant des saucisses, avec qui on discutent des souches, chacun son opinion, sa suggestion… Alors un dernier verre, un café, et puis tout le monde y retourne, avec encore une autre idée, qui fait peur à Dan… Enfin voilà, les journées passent très vite et sont rarement reposantes, mais toujours enrichissantes. La nuit tombée depuis longtemps, courbaturés, le ventre rempli de pâtes au gruyère, on s’endort au clair de la tour Eiffel dans les loges du parc, et l’idée de concours n’est qu’un grain de sable oublié par le marchand.
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