|
|
Retour sur le
Brancusi, hommage et héritage téléchargement
Mémoire de racines téléchargement
Toutes les informations sur
|
La première moitié du XXe siècle a été une période de foisonnement et de révolution artistiques sans précédent. Les courants d’avant-garde émergent, se succèdent les uns aux autres : Cubisme, Dadaïsme, Expressionnisme, Surréalisme, Abstraction…
Bien que n’ayant jamais appartenu à aucun de ses mouvements, Constantin Brancusi est l’une des grandes figures de cette époque en tant que pionnier de la sculpture moderne.
Brancusi n’est cependant pas un marginal. Il est reconnu par le monde du marché de l’art et des galeristes autant que par ses pairs et bien au-delà des frontières françaises. Le Douanier Rousseau, Amadeo Modigliani, Fernand Léger, les Dadaïstes Marcel Duchamp et Tristan Tzara comptent ainsi au nombre de ses amis. Son atelier situé à Montparnasse voisine celui de Max Ernst et de Tinguely.
Électron libre de génie, il a très tôt mené ses propres recherches sur une nouvelle réalité plastique et une universalité de son oeuvre.
Il quitte en effet au bout d’un mois l’atelier d’Auguste Rodin où, selon ses dires : « il ne pousse rien à l’ombre des grands arbres ». Cependant, il perpétuera une des traditions chères à Rodin : le travail sur bronze et marbre.
La fin du XIXe et le début du XXe siècles ont été marqués par une quête originelle chez les artistes. Ils se sont tournés vers ce que l’on appelle aujourd’hui les arts premiers : Gauguin et sa quête de l’éden en Polynésie, Picasso et Braque et leur passion pour l’art africain. Brancusi est également touché par cet archaïsme recherché. Cela est visible d’un point de vue esthétique (Le Baiser de 1909, la Petite fille française …), et d’un point de vue technique avec l’utilisation de la taille directe, technique ancestrale, longue et pénible.
Poussé par son désir d’épuration de la ligne et du détail, Brancusi retrouve ce style dans l’art asiatique qu’il côtoie au Musée Guimet. Ce raffinement oriental trouve sa meilleure expression dans La Muse endormie.
Initié à la photographie au début du siècle, le sculpteur devient réellement photographe avec l’aide de Man Ray qu’il rencontre en 1921.
D’abord moyen de pérenniser ses œuvres, la photographie devient un art pour lequel Brancusi se passionne. Il compose de véritables scénographies de son atelier, multiplie les effets (superposition, jeux de lumière…) pour créer une nouvelle vision de ses œuvres et de son atelier.
Constantin Brancusi est un artiste de son temps mais inclassable traitant avec la même virtuosité la modernité et l’archaïsme, la figuration et l’abstraction.
Vous souhaitez davantage d’informations : Collection du musée national d’art moderne
2007 - Brancusi, hommage & héritage
|