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Né le 19 février 1876 à Hobita, le département de Gorj en Roumanie, dans une famille de paysans aisés, Constantin Brancusi fait ses études à l’Ecole des arts et métiers de Craïova (1896-1898), puis à l’Ecole des beaux-arts de Bucarest, section sculpture (1898-1902).
Au bout d’un périple devenu mythique (à pied ?), il arrive le 14 juillet 1904 à Paris, où il restera jusqu’à sa mort en 1957.
Le travail dans l’atelier d’Antonin Mercier et plus particulièrement le court passage à l’atelier de Rodin l’encourage à chercher son propre chemin, convaincu, comme il l’avouait plus tard, qu’ « à l’ombre des grands arbres rien ne pousse ».
A partir de ce moment, Brancusi abandonne le modelage et retrouve la taille directe qui lui permet d’avoir une approche particulière au matériau. L’artiste met en valeur la structure du marbre ou du bois, matériau privilégié depuis son enfance, et s’attache à l’idée de chercher plutôt « l’essence des choses », en écartant les détails, en simplifiant la forme, que la représentation des figures.
L'exposition de l’ « Armory Show » de New York en 1913 le fait connaître au public américain qui l’accueillera, plus tard à la Brummer Gallery de New York. Le procès qu’il intente aux douanes américaines en 1926 pour lui avoir imposé une taxe sur les « objets » (ses sculptures n’ayant pas été reconnues par les autorités américaines comme œuvres d’art lors de l’organisation de l’exposition personnelle à la Brummer Gallery) devient à travers les débats, « le procès de la sculpture moderne ».
Pendant quarante ans, Brancusi développe quelques thèmes récurrents : Le Baiser, Le Nouveau-né, Prométhée, La Muse endormie, Mademoiselle Pogany, L’Oiseau dans l’espace, La Colonne sans fin, etc., des œuvres de référence pour la sculpture universelle, qu’il a réunies sous forme d’ensembles cohérents dans son atelier de l’Impasse Ronsin, où il accueillait ses amis : Modigliani, Fernand Léger, Francis Picabia, Erik Satie, Man Ray, Jean Cocteau, Ezra Pound et Marcel Duchamp qu’il a chargé d’organiser ses expositions aux Etats-Unis.
Installé en 1916 dans l’impasse Ronsin, près de la rue de Vaugirard, il crée la plus grande partie de son œuvre dans les ateliers du n°8 et n°11, dont le contenu après sa mort, en 1957, sera légué à l’état Français à charge par celui-ci de le reconstituer dans son intégrité au Musée national d’art moderne. Son atelier est actuellement reconstitué devant le Centre Georges Pompidou, Paris.
Brancusi a souhaité en effet ne pas voir démanteler l’ensemble constitué de ses sculptures dans une installation où tout est fait de sa main.
Il a laissé à son pays natal, la Roumanie, son unique œuvre monumentale, constituée de trois éléments : La Colonne sans fin, La Porte du Baiser et La Table du Silence, véritable synthèse de ses motifs et remarquable illustration de sa conception architecturale, installée en 1937-1938 à Târgu Jiu.
Constantin Brancusi est mort le 16 mars 1957, il a été enterré au cimetière du Montparnasse, Paris, où l’on peut voir l’une des versions du « Baiser » sur la tombe d’une de ses amies.
Doïna Lemny, conservatrice au Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris.
Suite à la décision des ayants droit de Constantin Brancusi concernant les droits d'auteur sur les images de l'oeuvre de Brancusi cette page a été supprimée.
Si vous souhaitez regarder des images sur les oeuvres de Brancusi il y a plusieurs sites qui les publient et surtout celui du Centre Georges Pompidou à l'adresse suivante :
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-brancusi/ENS-brancusi.htm
Voire détails sur la page Biographie
2007 - Brancusi, hommage & héritage
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