En septembre 2002, l’administrateur du domaine national de
Saint-Cloud a accepté de mettre gracieusement à la disposition de Dan SPRINCEANA
l’espace de l’ancienne Orangerie du parc qui était alors laissé à l’abandon et
fermé au public. Ce lieu à l'époque, correspondait plutôt à une décharge, à un
dépotoir (bois, grillage, barbelé, plastique, gravier, pierre, tuiles cassées,
palettes… il n’y avait ni eau ni électricité…). Cet endroit est devenu en sept
ans un véritable atelier de sculpture, un lieu de création artistique peut-être
unique en France, complètement équipé (grâce aux partenaires industriels de Dan
SPRINCEANA : Bosch, Stihl et Wolfcraft).
Cette mise à disposition lui a été consentie dans le cadre d’un
projet de création d’un lieu dédié à la sculpture (atelier et exposition) et à
diverses manifestations artistiques.
Aucune convention d’occupation n’a toutefois été régularisée et
aucune limite de durée n’a été fixée à Dan SPRINCEANA.
Au cours de l’année 2003, Dan SPRINCEANA a présenté à
l’administrateur du Parc de Saint-Cloud un projet intitulé « Mémoire de
racines » consistant dans l’organisation d’un concours national de sculpture
ouvert aux étudiants des écoles nationales supérieures d’arts plastiques et
destiné à traiter des vestiges (souches d’arbres) de la tempête du 26 décembre
1999. Voir site…..
Aux termes d’un contrat de prestation conclu en mai 2004,
l’administration a aussitôt accepté et financé cette opération qui, sous
l’impulsion et la direction de Dan SPRINCEANA, a ainsi donné le jour à une
résidence de 25 jeunes artistes ayant travaillé in situ à son atelier, en
mai - septembre 2004, et à la remise des prix de ce concours national dans
l’enceinte-même du Parc de Saint-Cloud par un jury présidé par Me. Pierre
Cornette de Saint-Cyr le 9 novembre 2004.
La fin de cette opération en novembre 2004 a naturellement mis
terme au contrat de prestations passé entre le Centre des Monuments Nationaux
(CMN) et Dan SPRINCEANA mais ce dernier a continué de bénéficier de
l’autorisation tacite d’occuper le domaine de l’ancienne Orangerie dans lequel
il a donc poursuivi ses travaux artistiques personnels.
Ensuite, Dan SPRINCEANA a également organisé par ses propres
moyens deux expositions en 2005, qui connurent chacune un vif succès (en août,
l’Orangerie du Sénat, 50 000 visiteurs et en novembre-décembre, au Parc de
Saint-Cloud, 40 000 visiteurs). Quelle autre opération culturelle organisée par
le Parc de Saint-Cloud peut afficher un tel résultat avec un si faible coût ?
Dépenses de la part du CMN pour cette opération : 3 200€ (impression affiches,
invitations et cocktail du vernissage).
Pour les deux expositions Dan SPRINCEANA n'a reçu aucune
rémunération de la part du Centre des monuments nationaux. Plusieurs millions de
personnes ont entendu et vu ce qui avait été créé dans le domaine national de
Saint-Cloud grâce aux retombées de presse obtenues uniquement par ses propres
moyens, sans aucun investissement de la part du CMN.
Très satisfait de la collaboration avec Dan SPRINCEANA et suite à
ses nombreuses requêtes l’administrateur du Parc de Saint-Cloud lui a promis à
plusieurs reprises une concession pour ce lieu dans le but de pérenniser et
“officialiser” cette activité afin qu’il puisse organiser des cours, stages,
ateliers pédagogiques pour les écoles de villes environnantes…, ainsi pouvoir
rentabiliser « son investissement » et dégager des revenus pérennes pour vivre.
Promesses jamais tenues.
Encouragé par la réussite de sa première opération menée avec le
CMN, Dan SPRINCEANA a par la suite, en juin 2006, proposé à l’administrateur du
Parc de Saint-Cloud, sur le même mode, une seconde résidence d’artistes, un
concours international de sculpture, avec manifestation artistique destinée à
commémorer les 50 ans de la disparition du grand sculpteur Constantin Brancusi.
Voir site : ……..
Ce nouveau projet a été également accepté avec enthousiasme par
l’administration après une étude de faisabilité préalable commandée par le CMN
suivant contrat du 21 novembre 2006.
Pour cette opération, l’administrateur du Parc de Saint-Cloud a
alors souhaité s’investir davantage et prendre en charge l’organisation même du
concours, Dan SPRINCEANA se voyant uniquement confier l’encadrement pédagogique
et artistique ainsi que cela ressort du contrat conclu le 8 juin 2007.
Pour des raisons difficilement compréhensibles, la bonne volonté
de départ de l’administrateur du Parc de Saint-Cloud s’est toutefois dissipée au
fil des semaines entraînant de multiples complications d’organisation et des
discussions tendues, voire conflictuelles, entre les protagonistes pour parvenir
à la bonne fin de l’opération. (Voir « source du
contentieux »).
Pour autant, ladite opération « Hommage à
Brancusi » fut également un succès avec la participation de 17 artistes
européens qui ont crée des œuvres remarquables jugées par le jury présidé
toujours par Me. Pierre Cornette de Saint-Cyr, accueillis là encore en résidence
sur le site du et avec une remise des prix et 1er
juin au 31 juillet 2007, une courte exposition à l’ambassade de Roumanie en
septembre 2007.
Selon l’avenant au contrat en date du 11 septembre 2007, les
relations contractuelles souscrites entre le Centre des Monuments Nationaux et
Dan SPRINCEANA dans le cadre de cette opération artistique ont pris fin le 23
septembre 2007.
A cette date, aucune décision n’était venue toutefois remettre en
cause l’autorisation tacite d’occupation dont Dan SPRINCEANA bénéficiait depuis
septembre 2002.
Aussi, Dan SPRINCEANA a alors repris ses travaux personnels au
sein de l’atelier du Parc de Saint-Cloud tout en ayant à cœur d’obtenir une
véritable concession d’occupation écrite comme il n’a cessé de le demander
depuis 2006 aux termes de différents courriers dans l’espoir de pouvoir
pérenniser cet atelier et y développer diverses activités sans avoir à impliquer
nécessairement l’administration.
Ce n’est en effet que par courrier du 31 janvier 2008 que le
Centre des Monuments Nationaux a, par la voie de son Directeur Général, M. Le
Roux, invité M. Dan SPRINCEANA à arrêter un calendrier pour son départ des lieux
après avoir cependant tenu à le féliciter à plusieurs reprises pour les
résultats obtenus lors des opérations menées depuis son
installation dans le domaine :
"…vous avez été le principal acteur… je tiens à vous remercier
vivement pour le chemin parcouru avec nous… je veux, une nouvelle fois vous
féliciter pour votre action qui a effectivement
rencontré un indéniable succès… notre collaboration qui aura duré près de cinq
années, riches et passionnantes, et pour lesquelles je vous renouvelle tous mes
remerciements…".
Après plusieurs entretiens téléphoniques avec M. Le Roux, ce
dernier avait néanmoins permis à Dan SPRINCEANA de rester dans les lieux en
l’absence de visibilité sur les nouveaux projets du CMN.
En définitive, la demande de libérer les lieux n’a ainsi été
formulée par courrier officiel de la Présidente du CMN, Madame Isabelle LEMESLE,
que le 25 février 2009.
Dan SPRINCEANA a néanmoins entendu persister dans sa demande
d’octroi d’une concession en escomptant sur le fait que le départ programmé de
l’ancien administrateur du Parc de Saint-Cloud serait de nature à faciliter ses
relations avec l’administration du CMN et sur le fait qu’un projet de parc de
sculpture dans le Parc-même était à l’étude (cf. déclarations de M. Devedjian au
Parisien du 26.10.07 et 20 minutes du 23.10.07).
A ce jour, aucune réponse ne lui ai parvenue de la part du CMN
concernant sa demande de concession. Dan SPRINCEANA a alerté le Ministre de la
Culture, Frédéric Mitterrand. Aucune réponse également.
Le Centre des Monuments Nationaux prétend que le mauvais état du
bâtiment engendre une menace de danger et nécessite des travaux à la réalisation
desquels l’occupation de Dan SPRINCEANA ferait obstacle !
Un rapport interne du service de maîtrise d’œuvre opportunément
établi en août 2009 qui ne permet absolument pas, contrairement à ce qui est
avancé par l’administration du Parc de Saint-Cloud, d’invoquer un péril
imminent : « la structure en bois ne présente pas de défaut de stabilité
apparent ou de désordres importants » et du reste force est de constater
qu’il n’est fait état par le CMN d’aucun projet de travaux relatif à une
éventuelle reprise de ladite structure !!!
D’autre part, ce rapport fait seulement état de problème
d’étanchéité et d’humidité sans mention de risque quelconque d’effondrement de
la charpente et sans mention non plus de dommages résultant de cette situation.
Uniquement quelques tuiles à changer. Travaux (une ½ journée d’intervention)
déjà effectués le 5 octobre 2009 avec l’aide et la présence de Dan SPRINCEANA.
En conclusion, la sécurité des lieux et des personnes
susceptibles de le fréquenter n’est pas à ce jour menacée comme elle ne l’était
pas du reste dans l’esprit du CMN lors de l’organisation des résidences
d’artistes en 2004 et 2007 ou lors des diverses manifestations, expositions,
journées portes ouvertes ayant accueilli un public nombreux.
Il ressort que le CMN ne prétend pas vouloir reprendre pour
l’usage des services du Parc de Saint-Cloud l’a dépendance en cause ni la
confier à une autre personne et aucun projet culturel n’est à ce jour connu pour
ce lieu.