Dan Sprinceana

plasticien / sculpteur

&

organisateur de manifestations artistiques

 

 

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Présentation

du travail de

Dan Sprinceana

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Opérations

réalisées par

Dan Sprinceana:

 

"Mémoire de racines"

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"Hommage à Brancusi"

site web

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VIDEOS

 

« Mémoire de racines »,

Film documentaire

un grand souvenir, à voir et à revoir

Visites nocturnes

 

 

Pétition

 

 

 

 

Mémoire d'un réfugié

Autobiographie Dan Sprinceana

Quelques passages de mon parcours

afin de mieux cerner ma personnalité.

Valeurs, qualités, compétences... plaisirs et désirs.

 

 

 

Né à Bucarest, moniteur de ski et de tennis dans ma première jeunesse, bac+5, ensuite, j'ai passé une grande partie de cette époque roumaine, jusqu'à mes 29 ans, dans les Carpates, en symbiose complète avec la nature, comme organisateur de chasse "gros gibier" pour les étrangers les plus fortunés.


En totale contradiction avec la Sécuritate, la police du sinistre renommé Ceaucescu et avec ce système totalitaire-communiste du moment, j'ai décidé de trouver une “terre de liberté".


 Le 10 octobre 1976, j'ai tenté de m'échapper en traversant le Danube à la nage vers la Yougoslavie, le seul voisin à ne pas être prosoviétique. Attrapé, j'ai été emprisonné sur-le-champ !


Me retrouvant dès le 1er soir derrière les barreaux, je pensais que le monde entier s'effondrait. Je n'oublierai jamais cette grande porte avec son “oeil” pour surveiller le moindre mouvement de l'intérieur, qui refermait mon monde et me plongeait dans un autre. Je n'avais alors jamais envisagé qu'un jour cela pouvait m'arriver. Nous étions trois à avoir préparé cette évasion, nous avons pensé à tous les détails, un seul nous a échappé et bien entendu, il nous a été fatal !


J'ai survécu sept mois (condamné à un an). Et, avec le temps… je ne regrette absolument rien ! J'ai appris beaucoup sur l'homme et sur la vie en général pendant cette période. La prison m'a fortifié de l'intérieur.


Une des leçons apprises : regarde et comprends les gens comme ils sont et non pas comme ils apparaissent, et applique cette règle pour toi aussi ! Là-bas, il n'y avait aucun signe de "richesse", ni montre, ni bijou, ni même de vêtements personnels. On était tous égaux de ce côté-là… 40 à 50 personnes dans une cellule, uniquement "décorées" de nos seules personnalités, de nos vrais caractères… Et il fallait vivre des mois et des mois ensemble !


Pendant cette période, j'ai perdu ma mère d'une maladie fulgurante et à Bucarest un catastrophique tremblement de terre m'a enlevé ma sœur, en même temps que toute sa famille (ses deux enfants et son mari). Je n'ai même pas été autorisé à assister à leurs obsèques ! Pour les vrais criminels, une sortie de prison dans ces circonstances était possible, mais pas pour les prisonniers politiques !


Pourquoi toute cette souffrance ? Pourquoi cette privation de liberté ? Paradoxalement : pour être libre. Une valeur pour laquelle je me suis battu toute ma vie et je continuerai toujours à me battre.


Après la 1re tentative d'évasion, donc après sept mois de prison et 28 séances de "conditionnement mental" pour devenir un bon "patriote", un bon "communiste", je n'étais pas encore "guéri" ! La liberté me manquait !


Quatre semaines après, j'ai osé une deuxième tentative. Et, rebelote… à nouveau emprisonné ! Mais pas pour longtemps, cette fois-ci. Ceausescu, le Génie des Carpates, qui préparait son intervention pour la Conférence internationale des Droits de l'homme de Belgrade, a ordonné que tous les emprisonnements et jugements de cette nature soient reportés après la Conférence ! Un acte de "bonne volonté" pour tromper de nouveau les Grands de ce monde : voyez-vous, chez nous il n'y a pas de prisonniers politiques !


Toujours pas "guéri" et avant la Conférence… un 3e essai. Avec succès ! Le 12 août 1977 à 15 h 20, après avoir échappé aux balles de Kalachnikov des gardes frontières roumains, j'ai embrassé, enfin, le sol yougoslave, comme symbole de liberté.


Pour anecdote, à l'époque, on pratiquait la chasse à l'homme sur la frontière : pour chaque Roumain qui voulait s'échapper, vivant ou mort, le militaire recevait une semaine de congé ! Et croyez-moi, il y avait de la concurrence : gagner le trophée de nombre “d'unités stoppées” ! Donc, ils tiraient souvent sans sommation ! Seule la semaine de congé gratifiait ! Peut-être aurai-je l'occasion, un jour, de vous raconter toute cette expérience, plus en détails.


Après avoir traversé à pied, sans argent et sans papiers, une partie de l'Europe et effectué de courts séjours en Allemagne puis aux Etats-Unis, j'ai finalement opté pour la France.

                   

J'ai réalisé des opérations événementielles avec Ilie Nastase (à l'époque de sa gloire tennistique) avec Adriano Panata, Guillermo Vilas… puis des actions de même nature dans le golf.

En passant par commercial, directeur de société, entrepreneur, organisateur en relations publiques, consultant en RH… mon rythme de travail a toujours été : “les 35h en 2-3 jours" !


Travail, motivation, détermination… valeurs et qualités qui définissent mes engagements !


Les journées à la campagne jouant aux échecs avec mes amis ou s'amusant avec les enfants sont pour moi aussi précieuses. L'amitié et la famille sont encore deux valeurs auxquelles je tiens énormément.


J'ai écrit deux ouvrages, dont le dernier "Mieux organiser sa vie", éditions Maxima, est actuellement en librairie.

       

Mais mon cœur reste toujours tourné vers la création artistique et événementielle. Effectivement, depuis quelques années, je me suis consacré à la sculpture et à l’organisation des concours et des expositions. Les opérations « Mémoire de racines » et « Brancusi, hommage et héritage » témoignent de cette passion.

 

Mémoire de racines / Mémoire d'un réfugié !

 

Actuellement je suis en train d'écrire un livre sur ma "période roumaine", les tentations d'évasion, voici un petit récit